Et si le vrai ennemi n’était ni l’homme ni la femme?
Ouvre n’importe quel réseau social en ce moment. TikTok, Instagram, YouTube, peu importe. Tu vas tomber dessus en moins de deux minutes.
Une femme en colère qui explique pourquoi tous les hommes sont des manipulateurs. Un homme en colère qui explique pourquoi toutes les femmes sont intéressées. Des commentaires enflammés. Des milliers de likes. Des partages. De la rage qui circule à la vitesse de la fibre optique.
Bienvenue dans la guerre des genres.
Et moi j’ai une question à te poser, une vraie, pas rhétorique: est ce que tout ça te fait avancer?
Parce que ça fait des années que ces débats existent. Et je cherche encore les solutions concrètes qu’ils ont produites.
Ce qu’on nous vend comme du féminisme!
Soyons claires: je crois profondément en l’égalité entre les femmes et les hommes.
Mais ce que je vois défiler sur mes écrans de plus en plus souvent n’a plus grand chose à voir avec l’égalité. C’est de la haine déguisée en émancipation.
Des comptes entiers dédiés à démontrer que les hommes sont fondamentalement mauvais. Des vidéos virales qui transforment les comportements de quelques individus en caractéristiques universelles d’un sexe entier. Des slogans qui sonnent bien mais qui, au fond, ne proposent rien, sinon de la colère à consommer, à partager, à recycler.
Et de l’autre côté, même chose. Des masculinistes 2.0 qui répondent à la haine par la haine; prennent les comportements de quelques femmes pour dresser le portrait de toutes; qui construisent leur identité sur le ressentiment.
Deux camps. Même logique. Zéro solution.
L’hypothèse qui dérange.
Maintenant laisse moi te poser une question qui va peut-être te sembler un peu folle. Mais je suis quelqu’un qui refuse d’écarter une hypothèse sans l’avoir examinée.
Et si cette guerre était entretenue délibérément?
Je ne suis pas complotiste. Mais quand je regarde la mécanique de tout ça avec un peu de recul, certaines choses m’interpellent.
Quand les femmes et les hommes se regardent en ennemis, leur attention se détourne. Des décisions politiques prises en silence. Des libertés qui s’effritent doucement pendant qu’on se dispute sur les réseaux. Des lois votées dans l’indifférence générale parce que tout le monde est occupé à s’entredéchirer sur le comportement des hommes ou des femmes.
Et puis il y a la mécanique économique. Celle là est froide et implacable. Quand un couple se sépare un foyer devient deux foyers. Un loyer devient deux loyers. Une voiture devient deux voitures. Des familles fracturées. Des enfants désorientés. Et quelque part, des marchés qui prospèrent.
Coïncidence? Peut-être. Probablement même! Mais une hypothèse qui mérite d’être posée et surtout, qui mérite qu’on y réfléchisse à tête reposée.
La vérité inconfortable.
Voilà ce que je pense vraiment, et je vais être honnête avec toi comme je l’aurais été avec une amie autour d’un café: Les problèmes relationnels entre femmes et hommes sont réels. Le nier serait hypocrite et contre productif.
Oui, il y a des hommes qui font du mal. Oui il y a des dynamiques toxiques, des schémas de domination, des comportements inacceptables. Ce n’est pas une invention, ce n’est pas de la victimisation, c’est une réalité que des millions de femmes vivent ou ont vécue.
Mais il y a aussi des femmes qui font du mal. Des dynamiques toxiques dans les deux sens. Des comportements destructeurs qui ne sont pas l’apanage d’un seul sexe.
Et surtout, et ça là que devient interessant, il y a une immense majorité d’hommes et de femmes qui veulent juste construire quelque chose de beau ensemble. Qui veulent aimer et être aimé.e.s. Qui veulent des relations saines, des familles stables.
Ces gens là on les entend très peu parce que la paix ne fait pas de vues.
Brûler la maison de l’autre ne nous réchauffe pas.
Insulter, dénigrer, déshumaniser l’autre sexe, à quoi ça mène, concrètement? Sinon à entretenir un feu qui finit par brûler nos propres maisons. Nos relations. Nos familles. Notre capacité à faire confiance.
La colère, je la comprends. Je ne la nie pas. Certaines d’entre nous ont vécu des choses qui justifient amplement cette colère, et je ne suis pas là pour vous dire de sourire et de passer à autre chose.
Mais il y a une différence entre une colère qui informe et une colère qui consume; entre exprimer une blessure pour la traverser et l’exprimer pour s’y installer et ne plus jamais en sortie. La première te libère. La seconde te retient prisonnière, bien plus sûrement que n’importe quel homme ne pourrait jamais le faire.
Alors, c’est quoi la vraie solution?
Je ne vais pas te mentir: je n’ai pas LA réponse universelle. Personne ne l’a. Et méfie-toi de ceux qui prétendent l’avoir.
Mais voilà ce en quoi je crois profondément, après des années à observer, à réfléchir, à me tromper et à corriger le tir: La solution commence par soi.
Pas par changer les hommes. Pas par attendre que la société se transforme. Par commencer, toi, à te connaître assez bien pour faire des choix alignés. Pour reconnaitre ce qui est bon pour toi et ce qui ne l’est pas. Pour construire une vie suffisamment solide afin de ne pas avoir besoin d’être une guerrière.
Ce n’est pas de la passivité. C’est de la stratégie.
Comprendre l’autre commence toujours par se comprendre soi-même. Une femme qui se connaît, qui s’est construite, qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle ne tolérera pas; cette femme là, n’a pas besoin de guerre. Elle a mieux à faire.
Ce que tu trouveras ici.
Ce blog n’est pas un espace pour alimenter la guerre. Ce n’est pas un espace pour te dire que tu es parfaite et que tous tes problèmes viennent des autres.
C’est un espace pour mener à la réflexion. Pour se remettre en question sans se flageller. Pour grandir, dans ses relations, dans ses finances, dans sa tête, dans son corps.
Parce que je crois qu’une harmonie est possible entre les femmes et les hommes. Pas une harmonie naïve, pas un conte de fées; une harmonie construite, lucide, réelle.
Et cette harmonie là, elle commence ici. Avec toi.